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La 2cv de Suchy A propos d’arbitre, puisqu’on en parle. Le coup o`on a gagné 1 à 0 à Suchy. C’est le Mercier qu’arbitrait. Sur une passe en profondeur, notre défense remonte à toute vitesse, et prend François Girardet de Suchy, au piège du hors-jeu. Bien entendu, toute la ligne d’arrière stoppe. Le Girardet reçoit la balle, et tout heureux de voir que l’arbitre ne siffle pas, part tout seul à fond la caisse, et marque. Le comble, c’est que le directeur de jeu, appelons-le ainsi, accorde le but. Comme un seul homme, nos trois malabars de service lui foncent dessus. T’avais évidemment le Gaston Perrin, son frère Gérald, et puis toi Ulmann. Quelle engueulée il a pris, le pauvre. On ne saura jamais ce que vous lui avez raconté. Toujours est-il qu’il te chope la chiasse, et qu’à toute pompe, y te transforme ce but en coup-franc pour Ependes. C’était déjà beau sur le terrain, mais t’aurais vu ce spectacle autour…. Bref, le derby continue, et à dix minutes de la fin, Ependes marque, et remporte la partie par 1 à 0. Tout Suchy lui secouait sa 2cv à l’arbitre, pour lui la tourner fond sur fond. Ils ne voulaient plus le laisser partir. Eh bien le Mercier, il était représentant chez Lacta, et depuis ce jour-là, je crois bien qu’il n’a plus jamais revendu un seul sac à Suchy….
Gauche-droite Faut dire aussi que t’adorais tirer ces balles arrêtées, Ulmann. Tu t’souviens du penalty d’Yvonand ? Ah, oui. En général, je tirais toujours mes penalties à gauche. J’en avais d’ailleurs marqué un le dimanche d’avant contre Chavanne-le-Chêne, grâce à l’ami Bernard Perrin qui avait plongé sur au moins vingt mètres pour atterrir dans les sises mètres adverses. Bref, l’arbitre siffle penalty. En mettant le ballon en place j’avise deux gaillards venant de Chavannes qui s’approchent du gardien adverse et qui se mettent à causer avec lui. C’est prêt, que j’me dis. Ils sont en train de lui expliquer où je les tire. Eh bien, pour la première fois, je l’ai planté à droite. Même que le gardien, sûr de son coup, étais parti à gauche au moins un quart d’heure avant le départ du shoot…….
Saison 58/59
Minousse Et à La Sagne, quand Gaston Perrin avait pris le ballon en plaine figure, que son dentier avait giclé. On était tous à quatre pattes pour le lui retrouver. C’est juste. C’est d’ailleurs le Minousse qui arbitrait. Il venait de l’abbaye de Champagne, rond comme un boulon, avec sa pétroleuse. Son vélo-citerne, qu’il l’appelait. Quel phénomène, ce Minousse. Quant il arbitrait, il ne quittait jamais le rond central. Je suis un arbitre de placement, qu’il disait. Pour la mi-temps, il fallait toujours lui présenter son thermos de thé, qui avait d’ailleurs l’odeur et le goût du Bonvillars. Il avait dit à ceux de La Sagne, qui s’occupaient plus de nos tibias que du ballon : vous ne voulez tout de même pas briquer ces gaillards d’Ependes, y a assez de taupinières pour qu’ils se fassent du mal tout seuls. Il était vraiment bonnard, ce Minousse. C’est vrai qu’entre lui et le Spahr qui abritait en souliers tricounis, y avait le tout beau spectacle. Knie aurait pu les engager les yeux fermés….A propos de Minousse, je m’souviens que lors du même match, Madame Grin m’avait dit : tu pourrais me dire que fabrique cet homme là au milieu, il n’a pas touché la balle de tout le match. Lequel ? Que j’y demande. Le gros là, celui qui est tout en noir…..
La baffe à Fernand C’est d’ailleurs son fils, le Fernand Grin, qui s’était aussi illustré une fois. C’était contre Champagne. Il jouait derrière, et devait tenir le centre-avant, qui lui menait la vie dure. Tout le match, y te jouaient ces coups tordus, au Fernand. Sur le corner, il lui refout un coup de coude. Fernand crie de douleur et tombe à genou, souffle coupé. Le type se penche en avant pour le traiter de rigolo et de petit chiard. Fernand n’a pas pu se retenir. Il lui envoie une puissante baffe, enlève son maillot, et sort du terrain. Qu’est-ce qui vous prends ? Lui demande l’arbitre qui n’avait rien vu du tout. Je lui ai flanqué une gifle, alors je sors. Il a pris un dimanche pour voie de fait…….
Mais nous n’avons pas pu tenir ce rôle de spectateurs attentifs longtemps, tombant vite sous le charme de cette soirée, et prenant finalement vos souvenirs à notre compte. Nous parlions du FC EPENDES de 1957, sans nous rendre tout à fait compte que nous étions en 1982. C’est d’ailleurs un des éléments principaux qui forge l’excellent esprit du FC EPENDES. Cette communion entre anciens et nouveaux, nous a permis de prendre conscience, qu’un club de football comme de FC Ependes, n’est pas seulement l’expression d’une simple liste nominative modifiée annuellement, mais qu’au contraire, elle est celle d’une liste de personnalités propres au club. La liste des membres du FC Ependes ne se modifie pas, elle se complète au fil des ans…. Ces nombreuses anecdotes, toutes plus croustillantes les unes que les autres, ne nous font pas oublier, qu’à côté d’elles, les autres événements de l’époque, avec leurs difficultés, étaient aussi présents. C’est pourquoi, nous ressentons tous un profond respect et une sincère reconnaissance, envers ceux sans qui le FC Ependes n’aurait peut-être jamais vu le jour, ou n’aurait pas vécu si longtemps. Ce cahier, vous vous en doutez, est non seulement fait par vou, mais aussi et surtout pour vous, en votre honneur. J’espère que le témoignage qu’il vous apporte, saura tous vous convaincre que notre club conserve le souvenir de ceux qui ont fait l’histoire, et qui prend à cœur de sauvegarder l’héritage de vos efforts. Merci à vous, les anciens. Au nom de tous les membres actifs et FC EPENDES. Claude Ballif Textes extraits de la plaquette du 25ème anniversaire du FC EPENDES en 1982.
A vous les anciens La corvée, que pouvait représenter l’élaboration d’une telle brochure, s’est vite estompée dès la lecture des premiers procès-verbaux, des premiers échanges de correspondance, des coupures de journaux, de quelques photographies, et surtout, lors de cette sensationnelle soirée du 16 janvier 1982, au café du Guillaume-Tell à Ependes, en présence de ceux d’entre vous qui avaient pu se libérer pour partager la notre table. Vous n’étiez pas tous là. Mias au fur et à mesure de cet entretien, vos noms souvent cités, les documents s’y rapportant, ont fait que nous étions tous présents. Je dis, nous étions, parce que mes amis du comité et moi-même n’étions venus en fait que pour voir et entendre. Mais nous n’avons pas pu tenir ce rôle de spectateurs attentifs longtemps, tombant vite sous le charme de cette soirée, et prenant finalement vos souvenirs à notre compte.
Du calme Bernard Faut reconnaître que devant, ils allient vite. Le contre, sur les dégagements de la tête de Gaston Perrin, on savait en profiter. Ah, les coups de tête de Gaston étaient célèbres dans toute la région. Quand il s’élevait pour frapper la balle son envoi traversait tout le terrain. Je m’souviens que t’avais le Bernard Perrin a son aile droite, qui courait comme un lapin. Il aimait courir, celui-là. Quel ailier c’était! Il avait toujours maille à partir avec les abrites. Tu te rappelles le coup, après le match à Chavannes, où il avait traité l’arbitre de « gros cochon ». Il ne risquait rien, puisqu’il était assis sur une moto, et qu’il a pu se tailler é toute pompe. Je crois bien que le corbeau en question lui court toujours après, pour savoir qui c’était…. Et la fois où il regardait le match à Bonvillars. L’Arbitre avait de grosses lunettes noires, médicales qu’il disait, et ne voyait pas grand-chose. Surtout pas les hors-jeu. Bonvillars marque le premier but avec au moins quinze mètres d’avance. Dix minutes plus tard, même coup, deuxième but. C’était trop pour le Bernard, le voilà qui rentre sur le terrain. Où vas-tu ? qu’on lui demande. T’inquiètes pas, j’veux pas être malhonnête. « Trou d’cul, espèce de pignoufle, triste sire, bougre d’âne, couillon, imbécile…. Bref, on était six ou sept pour le calmer et le sortir. Il a fallu que quatre gaillards de Bonvillars le ceinturent le long de la touche, pour que l’arbitre consente à reprendre le match…….
Quelle casquette ! Faut dire qu’on a toujours eu des sacrés gardiens à Ependes. Le plus fort qu’on a vu, c’était Jean-Claude Massonnet. Tu pouvais être acculé pendant 90 minutes, que grâce à lui, tu gagnais quand même le match par 1 à 0. Quand tu voulais donner en retrait, t’avais pas besoin de te retourner, il était toujours où il fallait. Pour en revenir au Viret, il était pas mal aussi, mais un peu tête en l’air. Une fois à Suchy, on en voyait pas une. On était complètement dépassés par les événements. Sur une bombe partie des 18 mètres, Viret, d’une détente époustouflante, bloque la balle qui partait droit dans la lucarne. Bon sang, cet arrêt ! Le Viret se relève, et avant de dégager, va ramasser sa casquette qu’était tombée au fond des buts. Comme il avait le ballon dans les mains, l’arbitre siffle goal, 1 à 0 pour Suchy. On en a pris quatre de plus. Quelle casquette !!!
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